Les apports de la Réalité Augmentée pour les chantiers BTP

Réalité Augmentée, VR et Réalité Mixte, quels apports pour les chantiers BTP

Si vous avez lu notre épisode précédent, vous êtes désormais au point sur ces technologies. Et si ce n’est pas le cas, il n’est pas trop tard pour une séance update : épisode 1. Notre rapide état des lieux, quant à leur utilisation dans les métiers de l’infra, nous a montré qu’il y avait encore quelques étapes à franchir pour que la fiction rattrape la réalité. Loin d’être utopistes, la réalité augmentée, virtuelle, et mixte peuvent s’avérer très efficaces et plus que pertinentes à l’avenir dans nos métiers et chantiers BTP. Rentrons donc dans le vif du sujet avec nos experts et identifions les apports concrets de ces technologies dans l’Infra.

Zoom sur les apports de ces technologies pour les chantiers BTP

Pour Marc Travers, la Réalité Virtuelle va être essentiellement pertinente sur les approches de revue de projet interne (en mode individuel avec les Casque-VR ou en mode collaboratif avec les solutions Imagin-VR), de communication interne et de présentation clients de projets collaboratifs, notamment pour échanger à plusieurs (hors Casque VR). Cette technologie permet de mieux visualiser un projet, par rapport à un plan papier. Les experts de l’Infra peuvent ainsi échanger autour des images. La conception en amont est également facilitée, grâce à la visite virtuelle rendue réelle, qui permet de se projeter à l’échelle réelle dans des environnements encore potentiellement à l’état d’idée.

La Réalité Augmentée, pour sa part, propose d’autres intérêts pour les métiers de l’Infra, selon lui, malgré quelques bémols. En effet on peut rapidement comprendre l’intérêt de visualiser les réseaux souterrains sur chantier réel, pour guider, former, anticiper et intervenir de façon optimale sur site… Par contre les outils ne sont, à l’heure actuelle, pas encore usuels dans un véritable contexte professionnel.

Prenons le cas des casques de réalité augmentée : ils sont peu utilisés sur le terrain car ils sont fragiles, lourds, ne fonctionnent pas s’il y a du soleil, qu’il fait trop chaud ou s’il pleut. Ils doivent, en outre, être parfaitement paramétrés et bien co-localisés avec le réel. Marc et Marc pensent qu’il faut plutôt partir du besoin et définir quelle technologie peut être utilisée afin de répondre à ce besoin. Or, actuellement certain développe les technologies, puis recherche leurs usages et applications opérationnelles.

Laurent Bartholomeus a, quant à lui, identifié 5 grandes catégories, pour lesquelles la réalité augmentée ou mixte peut tenter d’apporter de la valeur :

  • L’inspection : il est possible d’inspecter l’état d’avancement des bâtiments en lien avec celui de la future maquette afin de réduire les malfaçons.
  • Le contrôle : avoir une meilleure conformité avec ce qui était initialement prévu afin d’avoir le bâtiment le plus conforme et le plus fiable possible dans l’avenir.
  • La sécurité de l’intervention : réduire le risque des dommages aux hommes. La traçabilité des réseaux enterrés permettra, notamment, de mieux anticiper les interventions à risque et un meilleur partage de l’information.
  • L’expertise : ici la problématique réside dans l’obligation de faire des sondages réduisant momentanément la continuité de service, par l’isolement des zones. La réalité augmentée permettra de voir les installations, mieux comprendre l’environnement, le sinistre. Finalement, il y aura moins de sondages et donc une meilleure continuité de service.
  • L’exploitation et la gestion des infrastructures : Dès que l’on aura un patrimoine numérique correctement réalisé et des maquettes certifiées « as built* », nous pouvons imaginer une gestion et une exploitation de maintenance améliorée voire optimale.

réalité augmentée chantiers BTP

Les nouveaux usages, tant dans les phases de construction que d’exploitation seront déterminants pour profiter pleinement des efforts qui auront été faits auparavant. Des exemples d’usages existent ponctuellement. Par exemple avec les tracés de couleur au sol pour les futurs réseaux implantés avec des tranchées. Dès lors que les travaux commencent il est nécessaire de matérialiser les tracés au sol.

Avec la réalité augmentée ces derniers pourront être virtuels et permanents tout au long des phases de chantier. Ce sont des exemples qui émanent du terrain et qui démontrent que chaque problématique peut avoir, de temps en temps, une réponse avec ces technologies.
Il faut rester dans l’adage une peine égale un gain, les outils numériques sont bien là pour remplacer les tâches pénibles, améliorer les conditions de travail, ou encore optimiser les chantiers.

*as built : Tel que construit

Récapitulatif

Communiquer, partager, exploiter, sécuriser, contrôler, conceptualiser, voici quelques-uns des domaines où la VR, RA et réalité mixte peuvent concrètement apporter de la valeur. Ces exemples d’apports démontrent que ces technologies sont développées au service de l’Homme, pour alléger les tâches pénibles, gagner en efficacité, faire bien du premier coup et cela dès aujourd’hui. Mais demain, qu’en sera-t-il ? Faut-il avoir peur du développement de ces technologies ? L’avenir nous appartient à condition de savoir définir nos besoins.

C’est la réflexion que nous vous proposons dans notre troisième épisode : Quel pourraient être les besoins de demain, pour qui, pour quoi ?


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